L’Europe dans nos écoles : sécurité & fonds européens

Article Europe Odisea du 17.09.2021

L’Europe dans nos écoles : si l’État français s’engage à protéger les enfants et adolescents scolarisés dans les Antilles, l’Europe aussi soutient financièrement la mise aux normes parasismiques des établissements scolaires dans ces territoires.

L’Europe dans nos écoles

Comment les fonds européens soutiennent-ils la mise aux normes parasismiques des établissements scolaires aux Antilles ?

 
Des infrastructures scolaires vulnérables

Le risque sismique aux Antilles est le plus fort à l’échelle nationale. Situées sur la bordure de la plaque tectonique caraïbe, les îles de la Guadeloupe,  de la Martinique et de Saint-Martin sont particulièrement exposées à ces phénomènes naturels. 
 

Afin de protéger les populations locales de ces aléas, le gouvernement français a adopté en 2007 le “Plan séisme Antilles ” (PSA). Ce plan s’inscrit sur une durée de 30 ans et se traduit par des mesures de prévention ainsi que de gestion des risques sismiques. La réduction de la vulnérabilité des établissements scolaires constitue une priorité à la fois pour l’État français et pour l’Union européenne.

 


Concrètement, quelles avancées ?

De nombreux travaux de construction et renforcement nécessaires à la mise en sécurité des jeunes Antillais ont déjà été menés ou sont actuellement en cours.

En Guadeloupe, 33 écoles et 5 collèges ont été achevés. Les collèges Général de Gaulle du Moule, Bébel de Sainte-Rose et Fernand Balin ont été les premiers à bénéficier des travaux de confortement parasismique. Ont suivi les collèges de Kermadec à Pointe-à-Pitre ainsi que Félix Éboué à Petit-Bourg.

De même en Martinique, les 4 bâtiments du collège Dillon 1 à Fort-de-France ont fait l’objet d’un renforcement parasismique. Ce collège, construit dans les années 70 et scolarisant plus d’un millier d’enfants, ne répondait à aucune norme parasismique. Le séisme de magnitude 7,3 du 29 novembre 2007 avait d’ailleurs endommagé l’établissement. Les collèges du Marin, de Rivière-Pilote et de Morne-Rouge ont également fait l’objet d’une mise aux normes parasismiques.

L’Europe dans nos écoles concerne également les lycées, tel que la cité scolaire de Baimbridge en Guadeloupe, qui a vu le jour en 1965.  Le passage du temps et les intempérie ont fortement touché et dégradé cet établissement, qui a pendant de nombreuses années été le seul lycée pour les habitants de la Grande-Terre et du nord de la Basse-Terre. Ainsi, pour remédier à ces dysfonctionnements et mettre en sécurité les quelque 2,500 élèves qui y sont scolarisés, la Région Guadeloupe avec le soutien de l’Union européenne s’est engagée dans un projet de réhabilitation des locaux et de mise aux normes parasismiques de ses bâtiments. Ce projet colossal nécessitera plus de 160 M€, dont 20M€ provenant directement du dispositif de financement européen FEDER.

L’Europe dans nos écoles :


 

Et la suite ?

Malgré toutes ces avancées, les travaux sont loin d’être terminés. En effet, de nombreux bâtiments sont toujours programmés à la reconstruction, tandis que d’autres sont d’ores et déjà en cours de travaux. D’ici la fin 2027, l’État prévoit de couvrir 60% des bâtiments scolaires aux Antilles. À Saint-Martin uniquement, le coût prévisionnel des travaux à réaliser dans les établissements scolaires est estimé à 74M€ dont 30 % seront financés par les fonds européens, soit environ 22,2M€.

 

Auteure : SC

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